Tellement secoué, tellement mal-traité.
Qui veut voler mon âme
A ce diable sans pitié
qui la torture a longueur de journée.
Je veux les récupérer.
Je veux arrêter de me battre pour respirer,
Et laisser le néant m'envahir,
Une trève, un instant
Que personne ne pourrait trahir.
Adieu sombre amour, sombre complicité,
Tu t'eloignes sans même un regard, une arrière pensée,
une faiblesse,un signe de regret,
La faille dans l'armure que tu as forgé
Au feu de mon sang, à la flamme de mes tourments
Et la force du temps. Deux ans.
Cours vers de nouveaux horizons où d'autres proies fragiles guettent ta venue pour comprendre enfin ce que sont la deception, la jalousie, l'ennui et la nuit toute de noir vétue.
Cours mais prend garde à ne pas trop trainer,
Je te suis de près et te rattraperais,
Tu ne pourras et ne voudras plus me laisser,
prisonnier de mes soupirs, chevalier de mon martyre, capitaine de mon avenir.
Sombre dans mon absence, comprend mes silences, succombe sous la violence.
Tu subiras le souffle de ma colère et ne pourras te relever je l'espère.
Ne pose plus ton regard dans le mien, à jamais tu l'as perdu.
A présent je quitte la terre et ne te laisse pour dernière trace,
qu'une vague de poussière et un sourire de glace.
Tu ne me subiras plus, je ne serais plus une entrave à ta liberté,
mais c'est alors que tu comprendras, que ta liberté c'était moi.



